Adaptation Climatique d'un îlot parisien
Adaptation climatique d'un îlot Haussmannien à Paris 17eSe préparer aux prochaines canicules.
Adaptation d'un îlot Haussmannien à Paris
Le Paris d’Haussmann, le Paris des faubourgs , le Paris moderne n'ont pas été pensés pour le bouleversement climatique. La structure même de la capitale en fait un piège thermique à ciel ouvert :
• Une minéralisation omniprésente : Le bitume sature l'espace, stocke l'énergie solaire le jour et la restitue la nuit.
• Une morphologie bloquée : L'alignement strict sur rue, l’absence de recul des façades et l'uniformité de la hauteur des immeubles limitent l'ombre naturelle.
• Des toits en zinc surchauffés
• Des cœurs d'îlot bétonnés : La multitude de cours intérieures privées, entièrement asphaltées, supprime toute respiration interne.
Projet pour la transformation d'un îlot de chaleur urbain à Paris 17:
Supprimer le bitume des trottoirs sur les côtés les plus exposés, retrouver une pleine terre végétalisée urbaine « en creux » en pied d'immeubles et dans la cours de l'îlot, capable de retenir la rosée du matin pour rafraîchir l'air ambiant.
Surfaçades-climatiques : Installation d'un exosquelette , structures passives légères, le long des façades exposées et au-dessus des toitures. Indépendantes du bâti, elles servent de tuteurs à une végétation grimpante rapide et permettent l'accroche de masques : des vélums solaires pour protéger les murs, les fenêtres et les toits du rayonnement direct.
Ouverture vers la rue et stratégie des « riads parisiens » avec de la végétation en pleine terre et points d'eau. Ouvrir ces cours vers la rue permet de créer des appels d'air indispensables la nuit.
Des mesures de première urgence, simples , rapides à mettre en œuvre. Elles constituent notre bouclier immédiat, le temps de mener une réflexion plus profonde sur ce que doivent devenir les villes du XXIe siècle comme Paris. Nos règles d’urbanisme héritées d'un autre siècle agissent aujourd'hui comme des verrous. Elles empêchent les ombres naturelles d'opérer, bloquent la circulation de l'air et interdisent la création d'îlots de fraîcheur en creux. Le véritable défi ne réside pas dans ce qui reste à construire, mais dans ce qui existe déjà. L’urgence absolue est d'adapter les millions d’appartements parisiens actuels : des logements mal exposés, non ventilés et non protégés.